Journal de bord (en ligne) > murat

  • A quoi ça sert une maison de disques ?

    Le 21/09/2009 à 21:40Musique(s)Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    On va faire simple. En prenant un exemple. Jean-Louis Murat, à l'occasion de la sortie de son nouvel album, à la question : quels sont vos rapports avec votre maison de disques, répond : quasi aucun. Qui a payé l'enregistrement de l'album à Nashville ? Lui. Il s'est également occupé de la production, de la pochette, du DVD accompagnant l'album, qu'ils ont écouté une fois et baste, précise l'interessé. Seul rôle de sa maison de disques : distribuer l'album. En même temps Murat, qui met pas mal de chansons en écoute gratuite sur son site, explique très clairement qu'internet représente une sorte de grand vide, et qu'il n'a aucun retour sur ces chansons pourtant écoutées des milliers de fois. Comme si les internautes n'avaient aucune opinion, aucun avis artistique, sensible à transmettre. Bon. Pour en revenir à la distribution du disques, je vais dans un magasin de ma ville, rayon CD, je cherche, je ne vois rien, me dirige vers le point infos, obtenant alors une bien jolie réponse : ah ben oui, on en a reçu qu'un. C'est bizarre, on en avait pourtant commandé plus. Le jour de sa sortie, qui plus est. Ainsi je repars les mains vides ; le vendeur ne comprend rien à rien... Moi non plus.

  • En long, en vrac et autres miettes...

    Le 08/09/2009 à 05:53Message(s) perso(s)Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Thierry Jonquet - auteur de roman noir - est mort le 9 août. Je ne l'ai pas su. Il faut absolument que je prévienne Jeanne qui l'a très bien connu, ayant fait ses études d'ergothérapeute en même temps que lui. Le dernier Murat me titille. Certaines chansons se détachent, d'autres sont mineurs. Sylvain m'avait envoyé le CD accompagné de la question : son meilleur album ? Je réponds : non. Même si ce dernier album contient, il est vrai, quelques pépites. Antony me demande ce qui m'a pris de me jeter dans le vide, à faire de l'ulm, comme ça, nez en l'air, à vrai dire la décision s'est prise sur un coup de tête. En parlant de - fameux - coup de tête. Celui-là radicalement terrestre. Ca va mieux. Il faut dire qu'hier, je me suis ouvert le crâne, du sang en abondance c'est la moindre des choses. Comme quoi en étant au sol... et en se prenant une fenêtre de plein fouet. Bon. Disons que cela fait une belle cicatrice. Bien centrée au niveau du front. Comme je disais à Jean-Jacques : je me suis fendu la gueule ; et comme chez moi c'est cérébral. Tout un monde. L'hommage que nous rendrons à Dan Vimard au Kaléidoscope Bleu se met en place. Ce sera pour octobre ou novembre. J'aimerai que cela coïncide avec la parution du prochain numéro des Cahiers de poétique, qui lui sera consacré, et qui doit paraître en novembre. J'y ai glissé un texte. Je sais très bien à quoi je pense. Mes chers disparus me manquent. Il faut bien continuer à vivre. Prendre tout cela pour un piège ou bien se dire qu'il faut traverser la vie les yeux (le plus) grands ouverts...

  • Le cours ordinaire des choses

    Le 03/09/2009 à 19:09Musique(s)Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Tel est le titre du nouvel album de Jean-Louis Murat. Sortie le 21 septembre. Reçu par la poste, en avant première, via un ami, D. A l'écoute, comme souvent avec un album de Murat, je dois dire que je n'en sors pas. Celui-ci coule de source. Une évidence. Dès la seconde écoute, les chansons ont déjà creusé leurs sillons dans ma tête. Une pépite. Un son merveilleux, sobre, sentant bon le travail d'artisan déployé par Jean-Louis Murat. Pas le temps de sortir de Tristan, le précédent album, sorti en avril 2008. Ce nouvel opus est un très grand cru. Je ferai donc parti des acquéreurs du 21 septembre, date où je rangerai ma copie dans un coin ; ne serait-ce que pour soutenir le travail de cet artiste. Et parce que chaque disque est pour moi - tant que cela sera encore possible - un objet, une oeuvre à part entière. J'ai bien du mal à écouter une chanson sans me référer à sa pochette, ses couleurs, son ambiance, son contenant. Ensemble censé véhiculer une histoire. Une image. Tel au temps des 45 tours, où je pouvais craquer pour une pochette sans pour autant connaître le disque. Que Murat continue à semer ses cailloux. Son trouble. Prolifique, et c'est tant mieux. A écouter de toute urgence. Je ne peux pas dire mieux...

  • Le monde intérieur - Jean-louis Murat - 2001

    Le 22/07/2009 à 12:10Musique(s)Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Le monde. L'âme. Selon Jean-Louis Murat, dans une entrevue accordée à Chronicart, en 2001, à propos de la chanson Le monde intérieur tirée de son album Le moujik et sa femme : " Je n'ai jamais fait de philosophie, je n'y connais rien, mais ma copine a une espèce de bibliothèque de philo, et je me suis plongé là dedans l'année dernière, et notamment dans Nietzsche que j'ai beaucoup lu. Je suis assez d'accord sur son idée que l'âme est une invention, et que ce qui empêche d'être heureux, c'est de penser qu'on a une âme. Nietzsche dit que l'âme est une invention de Platon si je me souviens bien, et une fois que l'âme a été inventée, la religion chrétienne est arrivée là-dessus, et les gens se sont mis à avoir souci de leur âme. Personnellement, j'ai fait beaucoup de chanson où je parlais de "mon âme", où j'avais souci de mon âme. En lisant Nietzsche, je me suis rendu compte que j'avais tout faux. L'âme n'existe pas. C'est un concept romantico-chrétien qui nous entrave, qui nous empêche d'être heureux. Parce que du coup, on n'est jamais dans le présent. On est soit dans la remémoration du passé, soit dans une projection du futur, en train de remplir cette saloperie d'âme que personne n'a jamais vu, dont personne ne sait ce que c'est. Et tu te retrouves à aller à l'église pour sauver ton âme… Bref, l'âme, c'est un piège. Et la chanson parle de ça : de "quitter l'âme", oublier l'âme et cette idée qu'elle va rester après soi et qu'il faut avoir souci de son âme… Qu'elle soit vraie ou pas, cette idée d'âme nous entrave tous, nous arrache au présent et nous lie à des préoccupations métaphysiques qui sont lourdes, qui sont pesantes… Très vite, tu as l'impression que ton âme est en plomb, et qu'elle t'empêche de vivre l'instant présent. Moi qui ai tellement utilisé ce terme dans mes chansons, je ne supporte plus cette idée, j'ai l'impression d'avoir raconté des bêtises… "

  • Quelques signes en provenance de...

    Le 21/03/2009 à 05:18Message(s) perso(s)Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Ne rien dire. La vie continue. Je suis au regret de constater que ce sont toujours les mêmes mots, maux que l'on utilise. Et c'est tout. Rester là à écouter un peu de musique. Le dernier Murat, Tristan. Epuré et doux. Le premier album de Jean-François Coen, celui de La tour de pise. Tout le monde s'en fiche. A terminer le livre d'Arto Paasilinna Petits suicides entre amis. Je ne suis pas comblé. Mis la dernière main aux corrections de ce manuscrit que je traîne tant de temps. Et pas envie de me chercher un éditeur. Quatrième mois sans cigarette. Et je ne parle pas du reste. Le nombre de jours écoulés sans mon compagnon. Un aller retour Paris / Bagnoles de l'Orne / Madré en cette fin de semaine. Le plaisir d'approcher les chevaux. La prochaine fois c'est promis, une escapade sur la route. Je ne suis pas triste. Ce serait tellement mieux. Je suis dévasté. Au point de ne pas demander si untel va bien ; ou ne va pas. Donner de mes nouvelles me fatigue. C'est terrible, la façon dont nous vivons. Voilà ce que je pense. A passer à côté de l'essentiel. De soi. De cette vie-là, en définitive, rien à en tirer...

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